• La forêt (un poème nul)

    Les yeux levés vers le ciel, les poumons gonflés d'air, je m'impose dans cette nature en tant qu'erreur. Mon corps fait tâche dans ce monde de symétrie imparfaite, où les couleurs chatoyantes s'emmêlent et s'épousent comme pendant une nuit de noce. Ce monde où les arbres pleurent leurs feuilles au sol à l'arrivée de l'automne, où les pas des renards font crisser les feuilles oranges et brunes en dessous de leur fourrure soyeuse. Où le moindre arbre qui tombe fait vibrer la forêt, et où chacun adressent leur message de condoléance à leur prochain. Ces vibrations ne font qu’amplifier le bruit de mon cœur battant, ces murmures derrière chaque mousse et derrière chaque pierre. Ces pierres me paraissent immobiles et pourtant c'est moi le prisonnier, et je les sens, mes chaînes inbrisables qui m'étouffent. Les notes de musiques s'élevant et les gouttes de pluies arrivant à terre, constituent cette mélodie vivante, mélangeant le souffle du vent froid et mon souffle ardent. Ardent tel le feu qui viendrait nous consumer, moi et elle, elle qui me nargue ne pouvant mourir, finissant toujours par repousser. Mais après l'intempérie, le tonnerre et la foudre, il ne restera pour longtemps que le silence, ce silence qui m'effraie car il me rappelle ma solitude.

     

    Et je respire.

    « Bleus et sangPlus de bleus et de sang »

  • Commentaires

    1
    Lundi 13 Novembre à 20:37

    T'es une menteuse c'est ni nul ni un poème

     

    C'est pas beau de mentir

      • Lundi 13 Novembre à 21:15

        Wesheu

        C un poème en prose euké ?

      • Lundi 13 Novembre à 22:47

        Ah bon d'accord tu es pardonnée alors

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :